Enfermée dans ce corps trop petit pour toute la tonne de graisse morale et physique qu’il contient
Au bord de l’explosion, l’implosion ayant déjà eu lieu il y a belle lurette, je me demande ce qu’il peut bien rester d’humain au dedans de mon body… pas grand chose surement…
Tourne en boucle cette phrase " Ne me secoues surtout pas, car je suis plein de larmes " et ironie du sort, à la radio, une chronique qui décortique l’émission " belle toute nue " ou comment une fille mal dans sa peau devient pseudo bombasse et fière de son corps en 60 minutes chrono, avec un final à oilp… Il est pas encore né le mec qui me fera me foutre à poil devant des caméras, des miroirs et des dizaines de regards tournés vers ma graisse… Déjà que j’ai du mal à supporter le regard dans le miroir… (le quoi ?)
Anniversaire de l’un, puis de l’autre collègue, anniversaire du père, de la puce, repas de famille, orphée fait la cuisine pour les autres, aime ça mais enfle comme une baudruche et c’est pas beau à voir…
Ras le bol de se sentir mal sans vraiment savoir pourquoi, d’avoir envie d’hurler de pleurer, de s’exprimer de quelque manière que se soit sans en avoir le courage, si ce n’est lorsqu’il s’agit d’enfoncer des tonnes de déchets au fond de cette poubelle qu’est mon estomac…
Je comprends mieux pourquoi, alors que je pense être une gentille fille, je n’ai pas d’ami(e)s.
Qui voudrait d’une amie qui se plaint, égoiste et egocentrique, qui n’a aucune vie sociale et qui ne fait rien de sa vie… Je vous le demande,
moi perso, j’en viens à me dire que je devrais regarder les horaires de train ou l’adresse de la plus haute tour de ma ville… les medocs que
j’accumule peu à peu dans mon sac sont peut être plus simple…
Bon je vous laisse, c’est encore l’anniv d’un enième collègue, j’ai fait un gâteau, il en a ramené et je suis seule avec ses tentations auxquelles je ne peux resister…
minable
vos mots sur mes maux