Ordi planté
Photos perdues
Table rase et kilos en trop
rhume et cervo en bouilli
...
je suis seule et je m'ennuie
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08 octobre 2009
Je m'enfonce...Omubilée par la nourriture, j'écoute et regarde des témoignages sur le net, je lis des livres sur "ana et mia" je ne cesse de m'empifrer avec honte...dis la fille qui termine d'avoir
enfiler son 3ème pains au chocolat en douce du travail...
J'écoute les filles qui disent "ingurgiter 2000 calories par jour? pour moi c'est trop, impossible. Déjà 200 je trouve ça énorme" et comble de l'horreur je les envies...
Mon problème c'est ça, mon gros problème c'est l'impossibilité de ma tête à aller jusqu'au bout des choses...
Ni anorexique ni boulimique, la tête incapable de choisir, si on peut parler de choix...
Le pire c'est les consignes, les conseils que je suis tentée de suivre....
Envie de me lacérer pour sortir cette douleur qui me ronge de l'intérieur, c'est de plus en plus intenable, je n'arrive plus à me controler...
Bénévole la semaine prochaine, je ne rentrerai pas
pour manger le soir chez moi,
et comme je ne
prends pas de petit déjeuner... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH c'est horrible je sais que je divague, que je raconte des énormités, des abérations, mais c'est plus fort que
moi, besoin de faire sortir toute cette merde en moi, de sortir de moi...
Ca ronge sous ma peau, je le sens, je sens mes bras qui "se lacèrent de l'intérieur", les cuisses qui gonflent, les chevilles sui ne soutiennent plus ce corps trop lourd, inerte...
Bref, je suis une grosse merde incapable de prendre sa vie en main, seule et désespérée qui finira seule dans son appart, recroquevillée à proximité des toilettes reliées à son frigo par une
trainer d'emballages vides...
a part ça? Je me prends la tête avec ma seule amie via mail interposé parce que je pense qu'elle fonce droit dans le mur (rien à voir avec les TCA)
a part ça?ça va, les gens que j'aime sont en bonne santé (sauf elle qui souffre d'endo****), il fait beau, j'ai un toit, un travail, comme les gens que j'aime; donc ça va... ça va
T'as un travail, un toit, des gens autour de toi, mais pourquoi t'aurais pas le droit d'aller mal ? ça n'a rien à voir. Chacun a ses ennuis, son mal-être, et personne ne peut comparer ses peines avec aucun autre, car chacun a son propre vécu, et on ne peut souffrir que de ce qu'on a vécu.
Les règles que tu sembles vouloir suivre, laisse tomber. Même dans la trop-manger, parfois faut savoir se laisser aller. Jte jure.
Mais faut pouvoir le faire sincèrement. Et pas se dire "je craque et je fais n'importe quoi, mais demain j'arrête". Nan. Se dire qu'on arrête, c'est le premier pas vers la crise suivante.
Se dire "je crise si je crise, et si je crise pas ben je crise pas", c'est déjà mieux.
Ne jamais se dire que c'est la dernière fois. Jamais. Toujours savoir qu'il peut y avoir une fois suivante, mais simplement se dire "ça viendra quand ça viendra".
Mais se le dire sincèrement, honnêtement, en le pensant. C'est ça le plus dur.
Crois-le ou non, mais depuis que j'ai dit "m*rde" aux règles, aux "c'est la dernière", aux "faut que j'arrête", ça va mieux. ça va pas encore "bien", mais c'est "moins pire".
ça peut paraît con, vide de sens, ou "plus facile à dire qu'à faire", mais j'ai testé, et j'ai approuvé.
Bien sûr, à chaque crise je m'en veux. Logique. Mais je m'auto-emm*rde, et puis c'est tout.
Je dis pas que je vais bien. Mais ça m'ôte un poids.
Et comme entre deux crises je ne mange que si j'ai faim, mon poids est stable. C'est déjà mieux que rien.
Bon, j'arrête d'écrire, je fais des romans, comme toujours... Incapable de dire des choses vite et bien. Navrée.
Prends soin de toi.
tendres pensées... d'une étrangère